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mardi 10 juin 2014

Quepos et le parc Manuel Antonio

Comme dirait Alain, "on avance on avance c'est une évidence...", Un bateau puis un bus d'écoliers et enfin un dernier bus (beaucoup plus confortable) pour arriver jusqu'à  Quepos. Il est 13h et nous sommes "vite" arrivés à destination. Je le répète les transports en commun ici, sont catastrophiques! Un conseil, si vous prévoyez de venir en vacances au Costa Rica, prévoyez aussi un budget voiture de loc, à défaut de gagner de l'argent, vous gagnerez beaucoup de temps... mais revenons à nos moutons. Nous sommes donc à Quepos, ville pas très belle mais très touristique car située aux portes du parc national Manuel Antonio. La route de de 8km qui sépare la ville du parc, est jonchée d'une multitude d'hôtels, de bars et de restos tous plus chers les uns que les autres. "C'est, parait-il, l'endroit le plus cher du Costa Rica... C'est superbe vous verrez! Oui certainement! Je vais plutôt prendre un hôtel basique dans Quepos..." A 35$ la nuit, c'est pas le grand luxe mais cela reste assez confortable... Bref, nous visiterons la ville rapidos, mangerons un super casado, qui est une spécialité du pays faite à base de riz, banane plantain, haricots rouges, salade et viande ou poisson. puis voguerons ensuite à nos occupations respectives: lecture pour Anne et blog pour bibi...
  
Le lendemain, direction le parc national Manual Antonio. Ce tout petit parc de moins de 2 hectares fait partie des 12 plus beaux parcs au monde (selon Forbes). Très célèbre pour ses plages, soit disant les plus belles plages du pays, il possède une biodiversité incroyable (aussi bien marine que terrestre): plus de  100 mammifères et reptiles ainsi que plus de 180 espèces d'oiseaux. Tout ça dans moins de 2ha, autant vous dire que ça grouille là d'dans!

Le parc est le deuxième endroit le plus visité du pays. Autant dire, que tout est balisé, il est impossible de se perdre. Au début de notre balade, nous serons accueillis par les singes hurleurs. Leur cri est vraiment effrayant. "Ca fout les chocottes!!!" 
 
singe hurleur
Puis nous verrons un Woody Woodpecker, un iguane brun lézardant sur un arbre puis au fond, on entendra un  "SQRUICHHH SQURICHHH..." Grâce à nos yeux affutés, nous apercevrons un agouti mangeant un fruit  ou une graine dure. L'agouti est un rongeur typique des forêts tropicales d'Amérique centrale et du sud. C'est comme un rat de 3-4 kg mais sans queue... étrange! Puis je tournerai la tête et verrai un serpent perroquet zigzaguant dans les branches et les feuilles, parallèlement à notre chemin... Nous le regarderons pendant au moins 5 minutes, puis il tirera sa révérence et s'enfoncera dans la foret... Cela fait à peine une heure que nous marchons et nous avons déjà vu toutes ces bestioles... C'est incroyable!
 

Woody woodpecker
 
petit agouti
serpent perroquet


Même si une bonne partie du parc est en travaux (mais ça, on oublie de vous le dire à l'entrée !!!), on peut se balader dans une végétation relativement diverse: d'un coté une forêt dense et "humide" et de l'autre, une foret plus sèche et ensoleillée au bord de l'océan. Anne et moi sommes à la recherche de toucans, de paresseux et de coatis. Ces derniers ne manqueront pas de venir nous rendre visite... quand nous serons à l'eau! Je l'avais lu mais n'y croyais pas... Ces coatis sont de vrais voleurs! A peine 3 minutes que nous sommes dans l'eau et déjà deux coatis sont en train de fouiller nos deux sacs à dos... Tel un départ à la Usain Bolt, je sortirai de l'eau et irai affronter les deux ratons masqués. Ils s'enfuiront avec 2 bananes mais je récupèrerai la boite de thon et tout le sac à dos... J'ai gagné une bataille mais pas encore la guerre! Nous attacherons les deux sacs à dos aux branches des arbres et profiterons du spectacle que j'intitulerai "vol à la tire des coatis sur les gringos de Manuel Antonio..." Plusieurs méthodes pour éloigner les coatis: un violent coup de bout de bois sur le sable, un geste (trop timide) de la main "allez pousse toi, vilaine bestiole" qui s'avère être inutile car il laisse ainsi la bête repartir avec son butin, ou un craintif "eh mais...?!" qui ne sert à rien non plus car il laisse le voleur faire son marché...




J'aurai même le droit à un massage du cuir chevelu par ces coatis! Offert par la maison!  Ces filous n'hésiteront pas à fouiller dans mon sac alors que je dormirai la tête posée dessus... Du jamais vu! S'ajouteront à la fête des capucins à tête blanche qui tenterons sans succès de dérober les biens des gringos blanco...



Où est Charlie?
Les plages du parc sont vraiment magnifiques: sable blanc, palmiers et eau turquoise (enfin pratiquement ;)... tout y est! C'est un vrai régal pour les yeux.


 

Après quelques heures de "repos" au soleil, rien de tel qu'une petite balade dans les bois... au milieu des iguanes et des lézards.. enfin des basilic. Vous pouvez l'admirez ce lézard, mais surtout pas dans les yeux sinon... vous êtes mort enfin selon la légende... Ce reptile, le basilic appelé aussi lézard Jésus-Christ est capable de courir sur l'eau! Et ça n'est pas d'une légende. Nous l'avons vu plusieurs fois réaliser cette prouesse... Génial!



basilic

Sur le chemin, nous croiserons plusieurs iguanes postés au milieu, nous regardant, et bougeant à peine. D'autres seront sur le sable au bord de l'océan. Ici, la vie d'iguane est vraiment trop dure!!! Anne sera bien sûr aux anges... Elle touchera presque ses "bébés" comme elle les appelle... Moi je les toucherai avec les yeux seulement... C'est pas trop mon truc, les écailles et les reptiles!
 


 





 
 
En rentrant à notre hôtel, nous aurons le plaisir de regarder un colibri "butiner" les fleurs et les bananiers... Il y en a beaucoup ici au Costa Rica. A Drake par exemple, je me suis retrouvé "nez à bec" à 6h du mat avec un colibri faisant littéralement du sur-place devant moi... Il venait me demander de dégager de son bananier ou peut-être me souhaiter une bonne journée... 


 



Il ne nous manquera donc que les paresseux et les toucans pour que la visite soit complète. Il parait que si c'est la bonne période, on peut aussi voir les dauphins et les baleines qui migrent...  La journée fut quand même assez riche. Je ne m'attendais pas à voir autant d'animaux dans un parc si petit. C'est vraiment chouette. Demain fini la playa, nous partons plus au nord dans les montagnes, visiter Monteverde et sa forêt des nuages...
 

jeudi 5 juin 2014

L'ascension du Chirripo

La montagne ça vous gagne! Destination le Chirripo, petite montagne située dans le parc portant le même nom et qui culmine à 3820m. C'est d'ailleurs le plus haut sommet du Costa Rica. Pour y aller, nous prendrons le bateau jusqu'à Sierpe, puis un bus d'écolier jusqu'à Palmar, un autre jusqu'à San Izidro del General et enfin un dernier jusqu'à San Gerardo de Rivas... facile... ;)
 
Notre timing est bon. Nous arrivons vers les 15h (après 8h de voyage...) et devons aller faire une bise aux rangers. Pour randonner dans le parc, il faut payer la modique somme de 15$ par jour et par personne. A cela s'ajoute 10$ pour dormir au refuge et il faut apporter bien évidement sa nourriture et le gaz... Bienvenue aux Costa Rica! On comprend pourquoi le tourisme est la première source de revenus de ce pays... bref, une fois la pilule avalée, nous payons et faisons les courses. Il y a un hôtel situé à deux kms du village en amont situé juste à l'entrée du parc. Nous décidons d'y aller, ce sera toujours ça de moins à faire demain! La montée est difficile. Nous sommes chargés comme des mulets et comme nous prenons la pluie tropicale de plein fouet, nous surfons sur les cailloux avec nos tongues... "Mais pourquoi est-ce que l'on est pas resté à Drake???" cette petite réflexion commune à Anne et moi reviendra plusieurs fois dans les jours à venir!

2kms plus loin nous arrivons à l'hôtel que nous avions repéré sur internet... qui s'avère être fermé! Ah c'est la boulette là! Nous n'avons pas d'autre choix que d'accepter une chambre à 43$ la nuit dans l'hôtel situé un peu plus en contrebas... Aïe! Notre porte-monnaie en prend un sacré coup aujourd'hui... enfin depuis notre arrivée en Amérique central en fait!

Le lendemain matin, nous partons de très bonne heure. A 6h nous commençons notre ascension. Le sentier qui passe dans une foret tropicale est très bien balisé. Il fait déjà très chaud et surtout très humide. Nous avons quasi 2000m de dénivelé positif à faire et 15km de marche jusqu'au refuge... Ca va faire mal aux mollets tout ça! A partir du dixième km, la foret tropicale laisse place à une végétation beaucoup plus sèche. C'est impressionnant de voir ce changement de flore. Changement de la faune également où le royaume des oiseaux laisse place à celui des lézards.
 
en sortie de la foret tropicale
 
au sommet au lever du jour
Nous mettrons sept heures pour arriver au refuge. Le dernier kilomètre se fera sous la pluie. Pas grand chose à faire l'après midi dans un refuge, surtout sous la pluie, nous irons faire la sieste après le déjeuner et nous coucherons assez tôt après le diner... Levés à 2h, nous partons à 2h30 faire les 5kms qui nous séparent du sommet. Le sentier est très bien balisé et nous mettrons 1h50 pour arriver au sommet. Il fait nuit et très froid. Je n'ai pas pris ma polaire et je meurs de froid en attendant ce soleil qui tarde à se lever. Du sommet par temps clair, nous pouvons apercevoir d'un côté la mer des Caraïbes et de l'autre, l'océan Pacifique. Pour nous, ce sera mer des nuages des deux cotés. Cela n'en reste pas moins magnifique. La vue est superbe. Nous pouvons voir toute la chaine de montagnes et de volcans au nord et aussi de jolies lagunes en contrebas. Séance photo et comme nous sommes frigorifiés, nous redescendrons très vite nous abriter du vent glacial et marchons en direction de la lagune Dikevi.
 






Le gardien du refuge nous a conseillé d'aller la voir. "On fera donc un détour parce que c'est joli!" 2km de détour... Aujourd'hui, nous avons 29km à marcher pour retrouver le village alors 2kms de plus ou de moins... (c'est plus qu'un semi marathon!!!) La lagune est jolie effectivement. Allez une carte postale et on rentre! Nous repassons par la case refuge pour récupérer nos affaires et prendre un bon petit-déjeuner. Il est 8h. Nous avons déjà marcher 12kms... La journée semble interminable!
 
La descente sera bien évidement plus rapide que la montée mais pas moins difficile. Nos cuisses sont là pour en témoigner... Pendant la descente, nous croiserons de jolis et nombreux lézards lézardant au soleil, un superbe toucan vert chantant dans un arbre et un "Pénélope unicolore" noir, oiseau assez rare qui vit au dessus de 1000m uniquement ici et au Panama... (Pas de photos malheureusement!) J'aurai même le privilège d'apercevoir très rapidement un Quetzal prendre son envol en nous entendant marcher... le spectacle bien que de courte durée sera comme le Quetzal: resplendissant! Je ne verrai malheureusement que son ventre rouge, ses ailes vertes et sa longue queue... mais c'est tout de même mieux que rien! Ce que l'on peut dire en tout cas, c'est que coté faune, ici au Costa Rica, nous sommes servis.
 

petit toucan vert

La photo n'est pas de moi mais un Quetzal, ça ressemble à ça:

Quetzal resplendissant

Arrivés vers 14h à notre hôtel, petite douche, déjeuner et décollage à 16h de San Gerardo où nous tenterons de prendre un bus à San Izidro pour Quepos. Sans succès. Le dernier bus était à 15h... Nous passerons donc la nuit dans cette charmante ville de San Izidro où franchement il n'y a rien à faire... Pas très grave vu l'état de nos jambes... Dormir, nous, c'est tout ce que l'on souhaite!
 

mercredi 4 juin 2014

Drake et le pacifique Sud

L'objectif d'aujourd'hui: atteindre le Costa Rica et rejoindre le village de Drake sur la péninsule d'Osa. Pour se faire: un premier bus de Boquete à David. Puis un second de David jusqu'à la frontière. Puis immigration passée, nous prenons un troisième bus jusqu'à Nelly puis un dernier bus jusqu'à Palmar. Il est 14h20. Pour se rendre à Drake, il n'y a en revanche pas trop de choix. Il faut aire 1h30 de bateau depuis le village de Sierpe. Le problème c'est que le dernier bateau est à 15h... Il nous faut prendre un dernier bus (le 5ème!) pour faire Puerto-Sierpe. Pour une fois, Anne et moi jouons la sécurité et trouvons un taxi avec qui nous négocierons la course jusqu'à Sierpe. En 20 min, nous y sommes. Pile-poil avant les 15h! Sauf qu'en fait le bateau entre 15h30 et 16h "mas o menos"... "Bon là c'est sûr nous sommes presque arrivés et le plus dur est passé!" Petite glace en attendant le départ du bateau et nous voici à bord... En dépit d'un réseau routier catastrophique (les bus n'avancent pas et ne sont pas nombreux.. Deux ou trois bus par jour grand max pour relier la plupart des villes... ça nous change de l'Equateur!) notre première impression du Costa Rica est relativement bonne. La végétation est luxuriante, les gens ont l'air bien tranquilles et ici la faune est bien présente. Pour preuve, un crocodile de2 ou 3 mètres tentera de manger un chien venu se désaltérer au bord de la rivière... On le retrouvera avant de partir en bateau, à la verticale avec un poisson énorme dans sa gueule, immobile pendant une dizaine de secondes et nageant ensuite à coté du bateau... le ventre plein... 1h 30 de bateau (sous la pluie) et nous voilà arrivés à Drake. Nous sommes épuisés. Le voyage fut très long et la chaleur étouffante ne l'aura pas facilité. Mais la récompense est là. Petite chambre avec vue sur l'océan pacifique. Le top!
 


la pluie tropicale
Une bonne nuit de sommeil et nous voilà debout à 5h30 du matin. Ce n'est pas le jour pourtant déjà bien levé mais les oiseaux qui nous réveilleront. C'est un véritable concert, c'est à celui qui chantera le plus fort. Aujourd'hui ce sera repos. Un peu de blog le matin, entre deux geko postés sur le balcon, devenus accrocs à notre jus d'orange, puis petite balade à la plage l'après-midi enfin jusqu'à 15h, car passé cette horaire, les pluies tropicales s'abattent sur la péninsule et là, mieux vaut être abrité!
 
 
Midi donc et nous voilà partis en direction d'une très belle plage située à 3 à minutes de marche. C'est très beau et il n'y a absolument personne. La plage est déserte. A part les bernard-marmittes et les lézards, il n'y a pas grand monde. Enfin l'océan! Après 3 semaines en Equateur où la pluie nous saluait au moins une fois tous les jours, les nombreuses randos en montagnes, qu'il est bon de se baigner dans l'océan! L'eau est au moins à 28°C... un vrai régal! "J'espère juste qu'l n'y a pas de crocos!!!"
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Tout au bout de la péninsule, il y a la réserve de Corcovado où l'on peut trouver une flore et une faune incroyable. Ici il y a la moitié des espèces du Costa Rica dans cette réserve et 2,5% des animaux de la planète... Le National Geographic le décrit comme « le lieu biologique le plus intense de la planète » et c’est sans doute l’une des régions les plus sauvages et fascinantes du Costa Rica. Situé à l’écart des circuits touristiques traditionnels, qui ne proposent presque jamais d’itinéraires vers cette région, le Corcovado offre une nature intacte et préservée entre le Pacifique et la jungle la plus dense. Et ça, ça n'a pas de prix me direz-vous! Euh si justement, 250$ par personne pour 2 jours... Du coup, sur les bons conseils de notre hôte, Anne et moi se contenterons d'aller marcher jusqu'à Rio Claro. 4h de marche sur un sentier abrité par la foret et qui longe l'océan. A priori on devrait voir des animaux nous a dit José...
 
 
 
Il ne nous aura pas menti. Au bout de 10 minutes de marche, nous apercevrons deux Arras (perroquets rouges) en train de manger dans un arbre... Ils sont loin et on a un peu de mal à les voir mais cela annonce quand même une bonne journée. Puis ce sera ensuite le défilé de la faune: singes araignées, capucins, lézards en masse dont pas mal de Basilico (ou "Jésus" car ils courent sur l'eau pour échapper à leur prédateur), coati marrons, aigle, chouette, pélicans et le clou du spectacle: deux Arras (posés très près de nous cette fois-ci).
 
 

 




la chienne au repos....
Pour la petite histoire, nous ferons l'aller avec une chienne qui, telle un chien de chasse, arrivera pleine balle dans la foret et déterrera une trentaine de coati d'un seul coup!!! Apeurés, ces derniers grimperont aux arbres et redescendront aussi sec pour se terrer dans leur terrier (enfin je suppose car on aura beau chercher, impossible de les retrouver). Le spectacle fut incroyable et si soudain que nous sommes restés littéralement "scotchés" devant cette agitation animalière.... La chienne aboyant, les coatis paniqués, et nous deux bouches-baie, nous ne réussirons même pas à prendre une photo!
 
 
Le retour se fera avec un autre chien cette fois-ci. Un mini "Bosco" (le chien d'Anne en France). Il nous suivra et même sur un énorme rocher au milieu de manguiers. Nous nous poserons là 10 bonnes minutes à regarder les singes araignées manger les mangues (et nous les balancer aussi...!) Ils font preuve d'une agilité déconcertante et se servent de leur queue comme un troisième bras, c'est vraiment impressionnant. Nous serons à moins de 3 mètres d'eux... au milieu de leur déjeuner.
 
Anne et mini-Bosco
 
 
Mini-Bosco ira se perdre ensuite avec deux touristes anglais en train de déjeuner et reviendra taper la sieste auprès de nos serviettes pendant notre baignade... Il nous a adopté c'est sûr!
Le lendemain, nous reprendrons le bateau et aurons le droit à un petit tour dans la magnifique forêt de mangroves de Sierpe-Terraga. Nous quitterons la péninsule et repartirons (déjà!) vers le village de San Gerardo de Rivas pour tenter l'ascension du Chirripo, qui n'est autre que le sommet le plus haut du pays... Et oui, à croire qu'Anne et moi, on aime bien se faire du mal!
mangroves