MENU

lundi 28 avril 2014

Les lignes de Nazca et la visite de Ica...

Petit bus de nuit (pour changer) avec la compagnie de luxe péruvienne "Cruz del Sur". Tout le monde nous disait que c'était plus cher mais beaucoup mieux. Du coup on a voulu essayer. On sait maintenant pourquoi elle est numero uno. Petit diner, petit écran perso avec une dizaine de films possibles, hôtesse à notre service, c'est simple, on se serait cru dans un avion! 10h plus tard, nous voici arrivés à Nasca. C'est une ville sans grand intérêt si ce n'est qu'elle est proche des lignes de Nazca. 

l'arbre...
Découverts en 1926 les géoglyphes de Nazca sont de grandes figures tracées sur le sol (géoglyphes), souvent figuratives, parfois longues de plusieurs kilomètres, qui se trouvent dans le désert. Le sol sur lequel ils se dessinent est couvert de cailloux que l'oxyde de fer a colorés en gris. En les ôtant, les Nazcas ont fait apparaître un sol gypseux plus clair, découpant les contours de leurs images. Ces tracés représentent les divinités animales du panthéon religieux de la civilisation Nazca (culture pré-incaïque du Sud du Pérou qui se développa entre 300 av. J.-C. et 800 de notre ère): singe, oiseau-mouche (colibri), condor, chien, araignée, orque, héron, pélican. On trouve aussi des figures géométriques : lignes, spirales, ellipses, trapèzes et triangles. Victime de son succès quand ces lignes ont été découvertes, les premières visites touristiques ruinerent un nombre important de lignes. Les 4x4 roulerent à fond les ballons dans ce désert créant "leur propre ligne" ou coupant carrément de nombreux géoglyphes. Afin d'éviter ça et de préserver l'histoire, le site est maintenant protégé et classé au patrimoine de l'Unesco. Le meilleur moyen de voir ces lignes est de prendre l'avion.Oui voilà, l'avion, ça coute des ronds! donc nous nous rabattrons sur le mirador qui a été crée au bord de la Panaméricaine et qui permet de voir 3 géoglyphes. Arrivés à Nazca, nous reprenons un bus local qui nous laisse au bord de la route 30 min plus tard en face du mirador. Bon ok la vue n'est pas grandiose mais cela nous donne une idée de ces lignes tracées dans le sol. Nous n'en verrons que deux et non trois: un arbre et deux mains... Pour le singe, et le colibri, faudra attendre le musée à Ica. 
 
le mirador

les deux mains

au bord de la Panaméricaine

Ica est située au nord de Nazca et à 300km au sud de Lima. Arrivés à Ica, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il y a du changement avec Cusco. La chaleur pour commencer. Nous sommes tous contents de mettre (enfin!) nos tongues. Il fait super beau et le petit vent nous fait un bien fou. Ensuite l'absence de touristes. Ici, c'est du pur Pérou. Tous les touristes vont dormir à l'oasis de Huacachina situé à 5km de la ville. Du coup, y a pas un gringo en vue... que des locaux et des taxis jaunes qui klaxonnent à longueur de temps. De quoi rendre fou ces klaxons!!!  

La ville abrite un musée important (Museo Regional de Ica), avec en particulier des momies précolombiennes au crâne allongé et présentant des traces de trépanation, ainsi que des objets de différentes civilisations (inca, nazca, moche) et autres objets de l'époque coloniale. Bref, il parait que c'est à voir et nous, curieux comme nous sommes, et bien on y va... Le musée n'est pas mal et nous occupera une bonne heure. Le petit plus, c'est la représentation des lignes de nasca dans une cour située à l'arrière du musée. Nous pourrons enfin voir le singe et le colibri!!! Quoi de demander plus?




le singe

le colibri



La matinée culturelle passée, nous nous rendrons ensuite à l'oasis de Huacachina.  La veille, nous avions réservé une petite balade en buggy dans les dunes de sable ainsi qu'une initiation au sandboarding ("planche des sables" : comme du snowboard mais sur du sable...). Arrivés sur les coup de midi, nous avons quelques heures avant la balade. Il fait tellement chaud dans le désert que les balades débutent à partir de 16h. Du coup, ce sera déjeuner et sieste au bord de l'oasis. Cet oasis justement n'est pas franchement grand mais se trouve entouré d'énormes dunes de sables. Pour ceux qui connaissent la dune de Pyla, c'est à peu près la hauteur des dunes de sable par lesquelles l'oasis est entouré. C'est énorme.


le perroquet de Anne

la tourterelle aux yeux bleus

 
S'en suit donc la fameuse balade en buggy. Nous savions que c'était l'attraction touristique par excellence mais à ce point, je dois avouer que je n'y pensais pas. 16h commence le bal des buggys. Une vingtaine de buggy s'élancent sur les dunes de sable dans un vacarme assourdissant. Notre chauffeur est quand à lui un fou du volant!!! Nous sommes surpris par la puissance du buggy et surtout sa tenue de route. C'est tout simplement bluffant. Papi, notre vieux chauffeur, enchaine les dunes les unes après les autres. Anne et moi sommes littéralement ballotés dans tous les sens. On se croirait dans les montagnes russes! Tout simplement génial... et surtout inattendu!

Puis viendra l'initiation au sandboarding. Après avoir farté ma planche (en bois...) je m'élancerai dans la pente et tenterai de prendre de la vitesse... Sans succès. Pas vraiment de sensation en fait. Du coup, je descendrai les grosses dunes allongé sur la planche, la tête la première et prendra beaucoup plus de vitesse...







notre chauffeur... chaud patate


Retour à l’hôtel après ce bon moment passé en buggy. Anne et moi ne nous y attendions pas mais on doit avouer que l'on a vraiment aimé la balade en buggy. Super drôle et paysage magnifique. Nous avions vraiment l'impression d'être dans le désert du Sahara... (note pour plus tard... l'Afrique à découvrir).

Le lendemain, nous prendrons un bus pour Lima et n'ayant vraiment pas envie de rester dans la capitale péruvienne, nous chercherons un bus pour Huaraz situé au nord près de la cordillère blanche. Semaine sainte oblige, tous les bus étaient complets. Notre dextérité paiera car après plusieurs essais dans différentes agences, nous trouverons finalement deux places (les dernières en fait) pour un bus de nuit... "Que rico! Et le bus a l'air si bien, je pense que nous allons bien dormir..."  Si seulement...

vendredi 25 avril 2014

Cusco et la vallée sacrée - 2/2

3ème jour et 3ème même route en collectivo... Le moins que l'on puisse dire c'est que l'on commence à bien connaitre la vallée sacrée. Aujourd'hui, nous partons visiter le site d'Ollataytambo. "La forteresse du nord" est l'un des seuls vestiges de l'architecture urbaine inca avec ses bâtiments, ses rues et ses patios. Le site est relativement grand et surtout grimpe beaucoup moins que Pisac. Nous sommes chanceux et passons à travers les bus de touristes qui affluent en masse au bout d'une petite heure. La visite reste très intéressante même si sans guide, c'est plus dur de comprendre le pourquoi du comment.Pendant notre visite, nous avons la chance de croiser nos amis les colibris... chauds patates à dévorer les fleurs des cactus... Petits mais voraces ces colibris!

fondations incas
au moins ça protège du soleil
le colibri en plein effort

Nous irons marcher sur la montagne située en face du site, histoire d'avoir une belle vue sur le site et de confirmer (ou non...) qu'il a une forme de lama. Entre nous, faut avoir une sacré dose d'imagination pour voir le quadrupède cracheur...

.


Retour à l’hôtel par notre bien aimée route d'Urubamba. Demain, rebelote mais cette fois c'est pour aller voir l'un des sites archéologiques les plus importants de l'Amérique latine, "j'ai nommé le Machu Picchu !!!"


Pérurail...
Pour accéder au Machu Picchu, il faut arriver au village d'Aguas Calientes, situé à 400 mètres en contrebas. Le problème c'est qu'aucune route ne dessert Aguas Calientes: les visiteurs du Machu Picchu doivent utiliser la ligne de chemin de fer qui traverse le village, au départ d’Ollantaytambo ou de la centrale hydroélectrique de Santa Teresa. Comme le chemin de fer "Perurail" coûte une fortune (compter 150$ pour deux heures de train... c'est du délire!!!), le seul moyen est donc de marcher de la centrale jusqu'à Agua Calientes...

  
On peut accéder au Machu Picchu par différents chemins de randonnée. Le plus emprunté, le chemin de l’Inca, doit être réservé au moins six mois à l'avance. Autant dire que pour nous, c'est niet! Autre option, faire le trek du Salkantay ou celui de "l'inka jungle". Ces deux treks passent par la centrale hydroélectrique et longent les rails de chemin de fer. Ayant dèjà fait le Salkantay il y a 4 ans je n'avais clairement pas envie de le refaire. L'inka jungle est un mixe de vtt et de marche qui ne nous disait rien non plus. Dernière solution beaucoup moins exotique, prendre un bus qui nous emmène à la centrale puis marcher jusqu'à Agua Calientes. Ce sera notre dernier mot jean-Pierre!

Nous voilà repartis sur la même route pour la quatrième fois en direction de la centrale. La marche va durer 2h30 et mes souvenirs vont me revenir au fur et à mesure que l'on suivra cette foutue ligne de chemin de fer... Vous connaissez la chanson: "10km à pieds, ça use, .... ça use nos souliers..." d'autant que marcher sur les cailloux des chemins de fer, c'est vraiment pas ce qu'il y a de mieux. Bref... La soirée sera courte. Nous prendrons le temps d'aller nous baigner dans les "eaux chaudes d'Agua calientes". Petit bain thermal dans une eau jaune ferrugineuse, assaisonnée à la sueur de tous les randonneurs qui viennent de finir leur trek... "humm que rico!" C'est dans ces moments là qu'on est content d'avoir de l'eau chaude et du savon à notre hôtel... 


Serge le lama rentré au bercail
Il est 5h, le Machu Picchu s'éveille et nous n'avons plus sommeil (...enfin si un peu... c'est dur de se lever à 4h...). Nous arpentons les marches une à une. C'est dur mais la récompense est au bout nous le savons. Une heure plus tard, nous voici sur le site encore vierge (ou quasiment: il y a Serge le Lama rentré de Bordeaux qui nous attend pour la photo souvenir). Du coup, petite photo du site vierge et la foule fait son entrée dans le parc. Ça y est. C'est le bal des guides. Ils vont tous dans le même sens avec leur groupe de touristes (nous y compris), disent tous la même chose (dans toutes les langues) et passent tous aux mêmes endroits. Du coup, nous avons le droit à des bouchons dans les ruelles du Machu picchu... Sans déconner! Le site est grandiose. J'ai beau le voir pour la seconde fois, je reste encore sans voix devant la beauté de ce site. Tout simplement magique!



 




 


 
 


Nous ferons bien entendu la visite du site mais pas le Wayna Picchu (c'est la grosse montagne derrière qui permet d'avoir une vue sur tout le village du Macchu Picchu). Si vous avez de l'imagination, vous pourrez grimper au sommet et vérifier la légende qui dit que le site ressemble à un condor. Enfin, avant d'avoir de l'imagnation, faut déjà avoir un peu d'argent! En effet, avant ce site était accessible aux 400 premières personnes inscrites par jour. Mais maintenant, il faut débourser 10$ supplémentaires sur les 72$ de l'entrée du Macchu Picchu. Sans commentaire.


Nous redescendrons et reprendrons la route du chemin de fer afin de rejoindre notre collectivo 2h de marche plus loin et rentrerons fatigués mais heureux d'avoir vu la magnifique cité du Machu Picchu.

Le lendemain, ce sera repos à Cusco. Nous décidons de rester deux jours tranquilles à flâner dans les rues et dormir à l’hôtel. Petite balade dans le marché de San Pedro où l'on dégustera d'excellents jus de fruits et le fameux ceviche (plat traditionnel préparé à base de poisson cru mariné dans du jus de citron. Il est généralement servi accompagné de patate douce et de maïs, le tout sur une feuille de salade). On goutera aussi la boisson nationale "l'Inka cola" et sans comprendre pourquoi tout le monde adore ça! 


stands de ceviche

fromage et oeufs de poissons


On le savait, toutes les bonnes choses ont une fin. La vallée sacrée, c'est terminé. Place au soleil et à l'océan. Nous partons rejoindre la cote pacifique et ses villes qui terminent en "a": Nasca et Ica et peut-être Lima.

jeudi 24 avril 2014

Cusco et la vallée sacrée - 1/2

Cathédrale de Cusco
Nous arrivons à Cusco de bon matin, de très bon matin vers les 4h30 en fait. Il fait encore nuit. Du coup, nous décidons d'attendre que le jour se lève avant d'aller à la pêche aux hôtels. 2h plus tard, nous nous retrouvons dans les magnifiques rues de la ville à crapahuter avec nos gros sacs à dos et à changer de trottoir avec les australopithèques qui sortent de boîte complètement "bourrachos" et assez agressifs pour certains. Notre mission donc: trouver un hôtel pas trop cher et confortable. Oui mais ici c'est touristland et trouver un hôtel bon marché est difficile. Surtout que c'est la semaine sainte qui débute donc en plus du nombre important de touristes "habituels", les locaux viennent ici en masse fêter tout ça! Bref, comme d'hab, avec Anne, on cumule les handicaps...(voir Indonésie...) Finalement, nous trouvons un super hôtel pas trop cher avec des vrais lits (nous avons même le droit à une chambre avec trois lits... c'est un dortoir pour nous tous seuls !!!) situé à deux pas de la place principale de Cusco... "Hallelujah!"

Cusco et la place des Armes
Petite sieste du matin et nous voici partis visiter la ville et les célèbres ruines Inca de Saksaywaman, situées à moins d'1km de notre hôtel. Capitale historique, Cusco a su à a fois conserver les vestiges de la civilisation Inca mais aussi les bâtiments issus de la colonisation espagnole. On peut donc voir dans beaucoup de rues du vieux centre ville à la base des murs des maisons de style colonial, les restes des fondations incas. "C'est de toute beauté!" 





Nous grimpons donc vers le site de Saksaywaman. Il fait beau, la balade est sympa et avons une belle vue sur la ville. Arrivés sur le site, nous sommes accueillis par une gentille dame qui nous demande une somme hallucinante (quasi 20€/personne) pour visiter les ruines... Allez on achète une carte postale et on rentre! N'ayant pas pris assez de monnaie, la visite sera brève. Nous resterons au loin, et regarderons le site de très loin mais suffisamment de près pour se donner une idée du travail des ch'tits n'incas! Comment ont-ils fait pour amener et poser ces pierres énormes avec autant de précision? C'est incroyable.... (mais cher quand même, faut pas déconner!!!)




Le lendemain, nous décidons d'aller visiter un autre site inca: le site de Moray. Collectivo pris, (comprenez mini van Toyota remplis de passagers à bloc), nous voilà déposés 1h plus tard à un croisement situé à 4km d'un village où est censé se trouver le site. Il fait beau, nous décidons de raffuter les deux ou trois taxis qui veulent nous prendre et marchons un peu. Arrivés au village de Maras, c'est la petite surprise. Il faut encore marcher... 1h "mas o minos"... "OK marchons alors". La balade est belle. Nous passons à travers les champs, rencontrons les paysans et arrivons finalement sur le site qui de Moray. On peut voir d nombreuses terrasses en forme de cercles. Le rôle de ces cercles est incertain, mais étant donné leur profondeur et leur orientation, on peut parfois relever un écart de 15°C entre le point le plus haut et le point le plus bas. Du coup, les experts (des Incas, pas de Miami...) considèrent Moray comme étant (probablement) un laboratoire d’expérimentation agricole. Comme beaucoup d'autres sites Incas, il y a également un système d'irrigation sophistiqué. Z'étaient forts ces zincas! 


Retour au village de Maras par le même chemin et pause glace sur la place du village. Nous commençons à avoir mal aux jambes pourtant la journée n'est pas finie. Direction les salines de Maras. A pieds toujours. En évitant la pluie. Svp.




les salines de Maras
A plus de 3 200 m, une source jaillit donnant naissance à un ruisseau saturé de chlorure de sodium (en clair, du sel). Un atout précieux dans cette région très éloignée de la mer. Les Indiens extrayaient du sel des versants de la vallée dès l'époque pré-inca; il y a environ 500 ans, les Espagnols canalisèrent le ruisseau vers des bassins en terrasses, qui parsèment les pentes du plateau. Aujourd'hui, les 700 à 800 familles qui possèdent les quelque 3600 bassins sont organisées en coopérative. La production annuelle totale oscille entre 160 et 200 tonnes. Voilà pour les présentations. 
A notre arrivée, c'est la surprise. Nous ne pensions pas que le site était si grand. C'est vraiment impressionnant toutes ces terrasses "ocres" débordant de sel.


Nous traverserons le site de long en large et descendrons dans la vallée nous perdre dans le village en contre bas puis attraperons un tuk tuk sur la route qui nous déposera au terminal de Urubamba, puis prendrons un bus local qui après deux heures de folie, nous déposera à Cusco... Il est 20h, nous arrivons à Cusco, les jambes très lourdes... N'empêche! Comme dirait Sylvain W: "On remet ça!??"... Et oui, demain, direction Pisac et ses belles terrasses Incas.

Une heure de bus local et nous voilà donc arrivés sur la place de Pisac. J'y étais venu il y a 4 ans. Il y avait un arbre au milieu du marché. Il n'est plus... Je suis dégouté. Le marché que j'avais en tête a disparu lui aussi. Ce n'est plus maintenant qu'un marché pour les touristes qui vend donc toutes sortes de choses en laine de lama... payables en VISA...


rencontre pendant la montée des marches

A notre arrivée à l'entrée du site, c'est à dire tout en bas de la montagne, la poinçonneuse des lilas nous demande environ 20€ par personne. C'est la surprise. Je n'avais pas le souvenir que l'entrée était si cher. Cette fois-ci nous avons l'argent mais sommes décidés à batailler un peu. En gros, pour la vallée sacrée, on peut soit prendre l'entrée simple (ici par ex à 20€), soit prendre le "boleto" partiel, qui permet de faire pour 20€, les sites de Pisac, Ollantaytambo, Chinchero et Moray (site que nous avons fait la veille...) sur 2 jours maxi et le "boleto" général qui coute la modique somme de 40€ et qui permet de faire beaucoup de sites (pas forcément tous intéressants) et certains musée de Cusco pendant 15 jours... Notre choix est vite fait, nous achetons le boleto partiel, ce qui sous entend que demain, nous partons visiter le site de Ollantaytambo. Moi qui voulait me poser et faire mon blog, c'est raté! 


Le site archéologique inca de Písac est l'un des plus importants de la Vallée sacrée des Incas. Il est donc situé au sommet d'une montagne dont les pentes abruptes font très très mal aux jambes. L'ascension est en effet très douloureuse. Nous mettrons un certain temps à monter vers les ruines du temple du soleil. Au sommet, la vue est splendide. Quasiment un panorama à 360°. On comprend pourquoi les Incas avaient choisi ce lieu pour établir leur citadelle. Je suis par contre surpris par l'état des terrasses. Les mauvaises herbes ne sont pas coupées et sont donc très hautes. On se croirait dans le générique de la petite maison dans la prairie... Quand Laura courre dans les herbes hautes... et tombe! Le site semble quasi laissé à l'abandon. En discutant avec un jardinier, celui-ci me confie que d'habitude ils sont une quarantaine sur le site, mais là, ils ne sont que deux... j'ai pas trop compris pourquoi (semaine sainte peut-être?) mais pas besoin d'être Nicolas le jardinier pour comprendre que deux personnes sur tout le site, c'est un peu juste... Bref passons...
 

l'ascension est longue


temple du soleil
Nous arpenterons le site pendant deux bonnes heures. Il est vaste et très beau.
Difficile d'imaginer les heures passées à tailler ces pierres. Elles sont encastrées les unes aux autres au micron... En fait, les pierres étaient taillées avec précision en fonction de l'importance du monument: pour un temple, les joints étaient relativement fins et la superposition précise. Au contraire, pour une maison, les joints étaient plus grossiers et la pierre moins taillée...

pierres du temple du soleil
mur de maison
La journée s'achèvera par la descente vers la place centrale afin de reprendre un bus ou un collectivo et de rentrer à Cusco. Après Pisac, la forteresse du sud du territoire Inca, direction Ollantaytambo, considérée, elle, comme la citadelle du nord... 




rénovation des terrasses. On peut se rendre compte de la hauteur


"Cusco - vallée sacrée" : jamais 2 sans 3! Avec Anne, on se dit qu'on commence à connaitre la route... Mais bon, lorsqu'on aime, on ne compte pas ! A demain donc pour le troisième site inca.