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mardi 22 avril 2014

Puno et le lac Titicaca

Puno et son lac
Une fois n'est pas coutume, nous voyagerons de jour. La route est belle, elle longe le magnifique lac Titicaca. Passage de la douane effectué en moins d'une heure, nous arrivons à Puno vers 13h. Nous avons donc tout le temps pour trouver un hôtel... Enfin tout le temps c'est vite dit car il y a le quart de finale de ligue des champions (PSG-Chelsea) qui a surement commencé, j'aimerai voir la deuxième mi-temps... Reste à trouver un hôtel pour poser nos affaires et trouver un bar qui diffuse ce match... C'est pas gagné tout ça! Quelques minutes plus tard, hôtel trouvé puis pub anglo-péruvien-inca, qui diffuse le match Real Madrid-Dortmund... Comme il est vide, je négocie avec la patronne pour changer de chaine. Comme elle ne sait pas trop se servir du câble, je lui prends les manettes et me voilà zappette en mains à essayer de trouver ce foutu match... sans résultat. Que du Real sur toutes les chaines. J'attends donc un moment me disant que c'est la mi-temps à Paris et qu'il passe le match du Real en attendant mais entre alors un couple d'allemands tout contents de voir leur équipe jouer.... Impossible du coup de changer la chaine... Enfin j'essaierai une dernière fois mais sans succès. L'allemand me jetant cette fois-ci un regard noir je comprends alors que cette fois-ci c'est sûr, je vais manger du foot espagnol... Olé!

sur la route...

changement de devises à la frontière
passage de la frontière entre la Bolivie et le Pérou
  
Nous irons ensuite visiter la ville de Puno. J'y étais passé vite fait il y a 4 ans, mais je n'avais pas pris le temps de visiter la ville. Cette fois avec Anne, nous prendrons le temps de le faire. Puno est donc une ville située au nord du lac Titicaca, qui est aussi vieille que glaciale (tout comme le lac, elle est située à 3800m... et oui c'est possible !!!). Elle a su profiter du tourisme pour "renaitre": bon choix d’hôtels confortables et pas chers, bars animés et restos corrects ( tous identiques - pizzas/cheeseburgers...). A première vue, la ville ne donne pas très envie d'y rester mais en flânant un peu dans les rues, hors des rues (enfin de la rue) piétonnes touristiques, on découvre une ville authentique, une ville péruvienne avec son marché gigantesque, ses taxis ou tuk-tuk qui klaxonnent en permanence, ses nombreux écoliers en uniformes qui finissent leur journée, ses boui-boui sur deux roues qui vous vendent des empanadas pas chers ou des glaces, ... bref, on trouve une ville qui vit, bruyante mais vivante! 




PSG - Chelsea en live...
Nous grimperons jusqu'au mirador qui surplombe la ville le lendemain matin (et non l'après-midi, puisque d'après l'office du tourisme et confirmé par un local rencontré en ville qui était un peu bourré certes, mais du coin visiblement, il y a des risques de se faire braquer arrivés en haut...). La vue est sympa. On peut voir la ville, le lac et au loin les iles Uros et Taquile. Le lac héberge deux communautés très différentes: dans la baie de Puno, les Uros qui vivent sur leurs îles de roseaux flottantes font partie de l'ethnie Aymara. Sur l'île de Taquile en revanche, les gens ont préservé leur mode de vie traditionnel et continuent à parler le Quechua. ces derniers ont crée une coopérative, ont acheté des bateaux et proposent des visites de l'ile d'Uros et de Taquile. Les recettes permettent ainsi de développer les infrastructures sur l'ile de Taquile. Nous rencontrerons un français à l'hôtel qui nous donnera une adresse sur l'ile de Taquile où il a séjourné quelques jours. L'idée d'aller passer un peu de temps chez des locaux en "homestay" nous tente bien à Anne et moi. Adresse en poche, nous prenons le bateau le lendemain matin très tôt et partons d'abord en direction de Uros (pour 30min) puis vers Taquile. 

Véritable attraction touristique, la visite de Uros vaut cependant vraiment le coup. Imaginez tout un village "flottant" sur des roseaux... Les maisons, le "sol" et les bateaux (dont certains sont appelés "les mercedes" car  ils vont plus vite) fabriqués en roseaux... Impressionnant!




A notre arrivée, les habitants sont tous habillés en tenue traditionnelle, les enfants sont tous crados et mendient des bonbons ou de l'argent. Nous avons le droit ensuite à une présentation de leur village et surtout à des explications du "comment c'est possible de flotter ainsi". Nous nous ferons ensuite alpaguer par une mamita avec ses deux enfants insistant pour que l'on rentre dans sa case taper la causette deux minutes avant de nous forcer la main pour acheter un de ses tissus (très jolis) ou colliers fait de ses mains... "Bon c'est pas tout ça, mais il y a de la route...", lui répondrai-je en bon vieux français radin, et nous remonterons dan le bateau pour 2h30 de navigation sur le lac vers Taquile.

  
boutique souvenirs
 


A notre arrivée sur l’Ile de Taquile, nous sommes gentiment dirigés vers la place centrale de l'île où bon nombre de touristes déjeunent dans le resto de la place. Des gosses qui sortent de l'école jouent aux billes, nous mendient des bonbons ou de l'argent contre une photo avec eux. Nous resterons une heure à les regarder jouer. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont "démerdes". Certains sont à peine assez grands pour courir, ils jouent avec les plus grands qui s'en occupent comme si c'était leur enfant. Les petites filles portent des bébés dans leur "poches" tissées "made in peru" et les grands garçons montrent comment jouer aux billes à leurs cadets, leurs tout petits cadets... 




 
les déménageurs péruviens

Ines viendra alors à notre rencontre. Elle sera notre hôte pour ces deux jours. Elle nous emmenera chez elle, dans sa maison en terre battue pas très très loin de la place centrale. Malgré un climat froid, le lac permet d'obtenir de bonnes cultures. On peut voir sur l'île un nombre impressionnant de cultures en terrasse: haricots, quinoa, pommes de terre, choux... "La soupe devrait être bonne ce soir!"  Les bagages posés, nous faisons connaissance avec les deux filles d'Ines: Annalys et Elian. Ines nous demande alors ce que l'on souhaite faire cet après-midi. Je lui répondrai "vamos a la playa!"

Puis elle me répondra quelque chose en espagnol que je ne comprendrai pas sur le coup... Ça ne durera pas. Quand elle arrivera avec des vêtements traditionnels en main et commencera à habiller Anne de trois jupons, tout sera d'un coup très clair. Allez hop, tout le monde à poil! Bertrand, tu mets la chemise, le petit gilet, le pantalon (trop court), le ceinturon et surtout le bonnet. Anne, tu enfiles 3 jupons, le ceinturon, la chemisette et le joli châle! Tout ce que je trouverai à dire ce sera:  "Mais on garde nos chaussures ... ???"

L’agglomération de Taquile
Ines, notre hôte
Bon c'est vrai, on a l'air ridicule. Enfin pour nous, pas pour eux. C'est nous qui sommes ridicules habillés "en nous chez eux". C'est donc un peu gênés, au début du moins, que nous voilà marcher avec Annalys, qui nous sert de guide et qui nous accompagne jusqu'à l'autre bout de l'île, jusqu'à la playa blanca, située à deux bonnes heures de marche.  

Nous deux avec Annalys sur la plage




 
Les locaux qui nous croisent sourient , parfois rient ou nous complimentent sur notre tenue. "On est beaux comme des camions tous neufs!" L’ile est magnifique, la balade superbe.  Arrivés sur la plage, le vent glacial nous refroidira un peu. J'irai me chauffer les bras en aidant quelques pêcheurs à sortir leurs lignes de l'eau puis nous rentrerons diner avec Elian et Ines qui nous aura préparé un très bon repas. Travaux pratiques de découpage et coloriage avec Eliane, et cours théorique sur la vie Quechua par Ines seront nos activités de la soirée qui s'achèvera à la bougie, les pieds sur le foin posés sur le sol terreux de notre chambre à coucher... 

 
pause kit kat avant le diner

Le lendemain matin, après 12h de sommeil, (j'ai même pas entendu le coq...) ce sera visite du point culminant de l'île avec Eliane cette fois-ci mais toujours avec notre tenue traditionnelle... On ne s'en lasse pas... Euh si en fait, mais avec Ines, on a pas trop le choix: on ne peut pas refuser. Et rebelote! Nous voilà en train de crapahuter l'ile en mode local Quechua... Rien à voir avec les fringues qu'on vous vend chez Decat'... !!! Bon ok, ce serait moins vendeur mais ça durerait peut-être plus longtemps...

vue du point culminant de l'île
 



 
nous deux avec Eliane
Nous déjeunerons ensemble une dernière fois, ferons nos adieux et rentrerons sur Puno, des images pleins la tête. L'île est magnifique ainsi que les gens qui y habitent. On a vraiment l'impression que le temps s'est arrêté pendant ces deux jours. Une pause aussi agréable que magique. Le lac Titicaca reste décidément un must à mes yeux, un endroit incoutournable, un océan de fraicheur au milieu de la poussière... 

Prochaine étape Cusco et sa vallée sacrée... Allez, on va voir les z'incas!
 

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