MENU

mercredi 30 octobre 2013

Ile de Java: Kawah Ijen

Aujourd'hui notre mission: rejoindre l'ile de Java.

Les attractions touristiques sur java sont principalement les deux volcans: le Bromo et le Kawah ijen. Ces deux volcans sont généralement inclus dans des packages hors de prix qui font partir les touristes arrivés sur java, soit de Malang ou Jogyakarta puis les envoient ensuite vers Denpasar sur Bali. En gros, ils vont de l'ouest vers l'est, donc de java vers Bali, et ils n'ont rien à penser tant qu'ils paient quinze fois le prix réel. Forcément, et histoire de mettre un peu de piment balinais dans notre aventure, nous on essaie de se le faire à l'envers, c'est à dire de Bali vers java, et par nos "propres" moyens... donc pas chers en s’arrêtant là où on veut!

Donc la mission est de s'arreter à ketapang et trouver un bus (un "bemo") pour Banyuwangi, petite ville située près du Kawah Ijen. Pour se faire, on choisit la solution de prendre un bus de Denpasar qui nous emmène au ferry à Gilimanuk et nous lâche de l'autre côté, sur Java à Ketapang (prononcé guet-apens !!!) car l'arrivée là bas est parait-il très compliquée. Et oui, les rabatteurs vous sautent liettéralement dessus et vous annoncent des prix pharamineux pour vous emmener à votre destination. En l’occurrence, nous il n'y a que 8km à faire après débarquement. Ces quelques kilomètres s'annoncent donc très difficiles.

Arrivés au terminal de Denpasar, nous trouvons et négocions un ticket pour prendre le bus vers Ketapang (ferry inclus). Ca se passe presque bien. A 5€ le voyage, on est content. Sauf que c'est un bus local: donc pas de clim, blindé, surblindé de people qui fument, dorment, chantent et mangent tout le temps. Ils mettent des tabourets en plastique dans l'allée afin de rentabiliser tout ça. Bref, c'est rock'n roll. Ca me rappelle les jeepneys des philippines mais en version xxl!

Il nous faudra 5h pour rejoindre le nord de l'ile. La traversée se passe bien. Un petit repas dans une feuille de bananier acheté 0,30€ et Anne et moi attendons le pire, c'est à dire le débarquement à Ketapang. En attendant que la porte du ferry s'ouvre, je jette un oeil aux alentours et aux véhicules puis juste avant de partir, je demande à un gars qui conduit une moto avec une remorque intégrée s'il va à BanYuwangi et s'il peut nous y emmener. Le type que j’appellerai Valentino, y va et me repond qu'on peut monter! Ni une ni deux nous sautons dans la remorque et Rossi démarre et le voyage continue. Tous les javanais nous regardent, sourient et nous adressent des "hello". Les motards nous demandent d'où on vient et un motard qui parle francais ira même indiquer à notre conducteur l'hotel où nous souhaitons aller. Vu les étonnements des javanais et les rires ou sourires qu'ils nous montrent, je me dis qu'il ne doit pas y avoir souvent de blancs installés à l'arrière d'une moto, sans confort, un peu à la manière indonésienne... Valentino nous déposera devant notre hôtel et repartira avec sa moto, le sourire aux lèvres, comme nous d'ailleurs, satisfaits d'etre arrivés.

L'hôtel où nous nous arrêtons est miteux. En même temps à 4,60€ la nuit petit-déj inclus, faut pas s'attendre à quelque chose de phénoménal. Après avoir posé nos affaires, virer un gros cafard de notre suite royale, on retrouve le petit jeune qui parlait français. Celui-ci nous propose une formule assez aléchante. Nous savons que c'est l'attrape touriste mais parfois, comme je l'ai déjà écris il faut savoir rester à sa place. Donc la formule consiste à nous emmener en jeep à 1h du mat au Départ du kawah Ijen puis attendre notre retour, nous faire visiter les vergers (cafetiers, girofliers et plantations de thé) et nous emmener à la gare avant midi pour que lui puise prendre un train qui nous emmène à Probolinggo, point de départ vers le Bromo. Qu'est-ce que le Kawah Ijen: c'est un volcan en activité qui crache entre autres du soufre. On a tous déjà vu dans les médias ces porteurs de soufre qui montent et descendent vers la soufrière en portant leur panier pesant parfois jusqu'à 100kg.

Entouré de deux autres volcans, il culmine à 2800m et dans le cratère se trouve un lac à l'eau turquoise. Bref, c'est à faire et à voir. Après une négo avec le petit jeune, nous décidons de nous lancer et accepetons son offre. Cette nuit, nous monterons au sommet du KAwah Ijen!


Petit diner dans un warung de Banyuwangi. Le quartier où nous sommes est très sympa. Nous sommes frappés par la gentillesse des gens qui nous saluent et nous sourient sans rien nous demander (pour une fois ça fait du bien!). Sur l'ile de Java, la religion est musulmane essentiellement. Du coup, les femmes portent le voile et on peut voir de nombreuses mosquées. Le changement avec Bali est radical.


Nous dormons peu et filons en jeep à l'entrée du parc. Nous partons avec Anne tous les deux, sans guide, le chemin a l'air assez simple. L'ascension dure une heure, de nuit afin de voir le lever du jour au sommet mais aussi les fumées bleues produites par le soufre. Sur le chemin nous rencontrons un porteur qui monte panier vide. Comme ça, sans rien attendre, il nous offre un morceau de soufre représentant une tortue et autre représentant un soleil. Un peu gênés nous acceptons.
Arrivés au sommet il nous montre en contre bas la soufrière mais l'accès nécessite d'avoir un guide. Du coup, il se propose d'être notre guide. Nous acceptons évidement et descendons dans le gouffre. L'odeur de soufre reste supportable si l'on se protège le visage mais on sent clairement que ce gaz qui s'échappe du volcan n'est pas très sain. Il suffit d'ailleurs d'entendre les porteurs respirer: leurs bronches sont prises et ils ont à peine 30 ans de moyenne. Sans parler des oedemmes au niveau des épaules qu'ils ont tous à force de porter des paniers pesant en moyenne 70kg. Ces porteurs sont payés au poids de soufre qu'il rammène. Le soufre portre décidément bien son nom car ce soufre les fait bien souffrir.



Le porteur nous montre comment solidifier le soufre. En fait, le soufre sort du volcan à l'état liquide. Au contact de l'eau, il se solidifie et les porteurs ramassent ainsi les morceaux qu'ils transportent ensuite.  





Nous verrons donc le lever du jour au sommet. C'est magnifique. Rien de plus à dire. Les photos suffisent.



 




moment fatidique de la pesée
Puis redescendrons ensuite, les mains dans les poches en regardant les porteurs souffrir car ils viennent de se "manger" la cote de la soufrière au somment et doivent maintenant se "farcir" les 6km de marche jusqu'en bas de la montagne avec plus de 70kg. Sachant qu'ils pèsent en moyenne moins de 60kg, j'ai encore du mal à comprendre comment ces hommes font.


La fin de la nuit se finira à la gare de Banyawangi où il nous faudra attendre 4 heures... Du coup petite sieste  dans une "beruga", sorte de petite cabane où mes indonésiens font la sieste ou exposent des céréales. C'est super pratique et aéré. Ils y en a partout et ils sont souvent occupés! Ici, la sieste c'est sacré.


c'est ça un beruga!



Nous attendent 6h de train... en classe "eco"...à 1,2€ c'est commerçant... avec en plus des prises électriques et la clim! On imagine pas ce que sont les classes "business ou executives qui coutent entre 13 et 20€... Le luxe ultime! 6h de repos pour Anne et de blog pour moi.



 
repas de fête dans le train..des boulettes de sablets de j'sais pas trop quoi... pas bon en tout cas!

le train c'est bien
Prochain rendez-vous à Probolinggo pour l'ascension de notre second volcan, le Bromo!

Aucun commentaire: